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Chroniques ONABOK #2
Gabriella Giandelli a 36 ans et vit à Milan où elle est née. Plutôt connue en France grâce à ses superbes illustrations de livres pour enfants elle a aussi publié une autre BD chez Seuil en 97 («Vies Blanches»).
Ce roman graphique de 57 pages est un polar urbain très américain dans le fond. Quand à la forme, le dessin naïf au crayon de couleur et ces personnages aux grands yeux offrent une alternative trés personnelle. Du grand Art.
On en avait parlé dans le premier numéro; voila l'une des deux premières adaptations en BD de la série polar le Poulpe. (l'autre : «L'écuyère a caftée» est dessinée par le terrible Witko). Ce qui attire tout de suite l'attention, c'est évidemment le dessin noir et blanc d'Alain Garrigue. Pourtant familier de l'édition française (une huitaine de références BD, dont certaines chez Delcourt), on n'a pas l'impression de trop connaitre son nom. En tous cas son style souple et gras rappelant un peu les anciens Tardi s'adapte parfaitement au format roman et à l'intrigue, oscillant entre drogue et traite des blanches. On se voue sans problème à ce saint là !
(prochains tomes, dessins : Pichelin et Joe G. Pinelli).
Comment ne pas parler de ce petit ovni dans le paysage BD alors que les musiques électroniques battent leur plein et que chacun s'arrache sa copie
du dernier Moby. Ok..., les vrais indépendants du style le resteront et les vrais créateurs continueront à oeuvrer dans l'ombre. N'empêche que cette
histoire de 90 pages nous racontant l'histoire de la House Music dans un style graphique trés proche de Crumb n'a rien d'un gadget. S'aidant de témoignages vécus et s'inspirant de personnages rééls pour mieux les croquer, les auteurs nous offrent là un petit must historique obligatoire à
tous les amateurs de musique moderne.
Le CD (plutôt court) sorti à l'occasion n'arrive quand à lui pas la hauteur de la BD même s'il contient quelques plages intéressantes.
Une chronique de disque ici ?, mais c'est une rubrique BD ?. Et bien en fait cet oeuvre-objet est l'un et l'autre à la fois. Kid Koala est un DJ
américain qui, sous un emballage digipack trés attirant (papier carton rapeux) nous livre un album d'expérimentation électronique tout à fait
intéressant. Le plus réside dans le livret entièrement dévolu à une BD muette mais trés drôle et superbement mise en page dessinée par Kid Koala lui-même.
L'histoire met en scène un petit dj pas sûr de lui qui connait les joies du mixe sur scène et de l'amour grâce à l'intervention d'une grand-mère dj et
de ninjas trés james-bondiens.
Kid Koala un jour en comics chez Top Shelf ? ... on peut rêver! en tous cas on en redemande !
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