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La tempête raconte comment mon père et moi avions pu nous "retrouver" grâce au vélo, son sport favori.
"Retrouvés" parce que libéré d'un poids avec l'obtention du BAC et d'un "devoir" de réussite scolaire minimum envers lui, je pouvais enfin changer nos relations maitre-élève en relations de partage de plaisir adultes.
Ce rapprochement par le sport, avec tout ce que cela implique dans le cas du vélo m'a profondément touché et c'est ce que je souhaitais raconter pour le recueil "A nos pères".
Il se trouve que juste avant de commencer mon récit, et alors que je comptais refaire une sortie avec lui, quelque quinze ans après la dernière en date (déjà ?), mon père est décédé brutalement, lors d'une sortie vélo avec un ami ironiquement.
Encore une perte difficile, onze ans après la mort brutale de mon frère ainé, intervenue dans un accident de la route.
La "chute" de l'histoire s'étant écrite d'elle-même, il ne me restait plus alors qu'à mettre en page ce drôle d'hommage.
« et nous roulions ainsi tous deux, au soleil sur les routes sinueuses de la côte roannaise. Moi devant, dans les montées, lui devant sur les plats et dans les descentes qui me faisaient peur.
On a ainsi fait une poignée de sorties de 50 km chacune environ, et une unique, en Savoie, dont je me souviens encore. Quel plaisir c'était. Mais jamais il n'a été question de club, ou de compétition.
...c'était il y a environ quinze ans. Depuis ma vie a quelque peu évolué. Il y a eu des tragédies, des moments de pur bonheur, et puis une tempête énorme.
(...)
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